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06 avril 2022

Retour sur le troisième volet du rapport du GIEC concernant l’atténuation du changement climatique

Ce lundi 4 avril fut publié le 3ème et dernier volet du 6ème rapport d’évaluation du GIEC, très attendu afin de contrebalancer les alertes climatiques extrêmes des deux premiers volets.

En effet, le premier volet annonce de tristes nouvelles affirmant que la Terre s’est réchauffée de +1,1°C en moyenne par rapport à l’ère préindustrielle. Une hausse des températures évidemment accélérée par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre causée par les activités humaines. De plus, le budget carbone pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C pourrait être consommé avant 2030.

Le second volet alerte sur les risques et impacts du changement climatique au-delà de 2 degrés et met en avant l’importance de l’adaptation à toutes échelles, individuelles comme collectives, au niveau national et international. Les pays se doivent de prendre des mesures aujourd’hui pour éviter d’énormes investissements demain, afin d’assurer à l’avenir le bien-être des populations et faire face aux futures pertes et dommages qui s’annonce inévitables dans certaines nations.

Le troisième volet est donc dédié à la présentation des solutions les plus prometteuses afin de diviser par deux nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, en évoquant aussi l’importance d’une baisse de la demande.

Des technologies compensatrices.

Concernant l’inventaire des solutions à mettre en place, dans un but continu de chute des prix des technologies bas carbones, l’on retrouve le Captage et Stockage de CO2 (CSC). Cette nouvelle technologie a pour principe de capter le CO2 émis sur des zones industrielles dès sa production pour être ensuite transporté et réinjecté sous forme de liquide au fond de la mer dans des gisements de pétrole et de gaz épuisés. Une vingtaine de projets sont lancés dans le monde et le premier qui devrait voir le jour est celui de Northern Light en Norvège. Il est estimé que 800 000 tonnes de CO2 pourraient y être captées et stockées au total chaque année pour une capacité totale de cinq millions de tonnes.

Les avantages ? Selon l’AIE, le captage et stockage du CO2 permettrait de contribuer à 7 % des réductions d’émissions d’ici 2040 dans un scénario 2°C.

De plus, cela permettrait aux industries lourdes en Europe de devenir neutre en carbone. Cependant il existe des inconvénients. Des questions se posent concernant l’aspect de l’acceptation sociale de cette solution d’enfouissement. Le pétrolier français Total est engagé sur le projet norvégien, tout comme Shell et Equinor. Il mise particulièrement sur ce projet en multipliant les investissements et modèles économiques.

Pourtant il faut savoir que le CSC implique des risques d’acidification, de remontée gazeuse vers les nappes d'eau, voire un dégazage brutal de l’eau. Un risque souligné par de multiples ONG. De plus, cette technologie, bien qu’utile pour contrebalancer les émissions carbones, ne participe pas à l’extension de la combustion des énergies fossiles. Elle les maintient en vie. Développée par la géo-ingénierie, la seconde technologie présentée dans l’inventaire des solution est une nouvelle méthode d'élimination du dioxyde de carbone. Le nettoyage de l’air ambiant par une usine de captage de CO2. Le principe est d’aspirer le CO2 présent dans l’air pour le recycler ou le stocker dans le but de le transformer en roche sous terres ou encore de le réutiliser dans les productions agricoles ou d’eau gazeuses. Cela permet de compenser les émissions carbones produites par les entreprises. Cette technologie apparait comme un relais au renouvellement de l’air par les forêts, possédant une durée de vie limitée. La start-up suisse ClimeWorks à l’origine de cette initiative possède aujourd’hui des usines capables de stocker 1000 tonnes de CO2 par an durant des milliers d’années. Le projet d’ouverture d’une usine capable de stocker 4000 tonnes de CO2 par an est en cours. Cela représenterait l’équivalent de la quantité absorbée par environ 40 millions d’arbres.

Des inconvénients ?

La capture directe de l’air est très chère du au faible taux de CO2 présent dans l’air (0,04%) et qui, de plus, à tendance à diminuer rendant la technologie de plus en plus coûteuse.

La solution la plus fiable reste donc de diminuer dans un premier temps ses émissions de carbone avant de chercher à les compenser.

Un chapitre consacré à la baisse de la demande

Le GIEC insiste aussi dans ce volet sur l’importance de la maîtrise de la demande et donc de la consommation de chacun/une. « La marche à pied et le vélo sont plébiscités, de même que les transports électrifiés, la réduction des voyages en avion, la baisse de la consommation de viande ou la rénovation énergétique des bâtiments » cite le média Novethic. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre pourraient en être diminuées de 40 à 70% d'ici 2050. Il en va ainsi de la responsabilité de tous.

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